Infos
: visitez notre site facebook:https://www.facebook.com/SnsmDunkerque

  Intervention du mardi 23 décembre 2014

Tombée d’un ferry, huit heures de mer pour des recherches au large de Dunkerque et de Calais…malheureusement sans résultat.

 

Il est 3H59 ce mardi 23 décembre lorsque le Cross déclenche les canotiers du Canot tout temps (C.T.T.) « Jean Bart II » pour un sauvetage. Il s’agit d’une personne tombée d’un ferry. Nous apprendrons par la suite qu’il s’agit d’une jeune femme d’environ 20 ans, qui a été aperçue sur le pont une heure environ avant l’entrée au port du ferry.

 Sur zone, trois vedettes de la SNSM : le CTT « Notre Dame de Risban » de Calais, «  la Philippoise »  de Gravelines et le CTT « Jean Bart II » de Dunkerque. Les hélicoptères Seaking de la base aérienne de Koksijde et le Dauphin de la flottille 35F de la marine nationale accompagnent les recherches, qui se déroulent par un quadrillage de zone allant du port ouest de Dunkerque à l’ouest de Gravelines, et cela par une mer offrant aux canots des creux de trois mètres et des rafales de vent à plus de trente nœuds.

  Tous les efforts tant en moyens humains et matériels, mis en place lors de ses recherches, rendues difficiles par les conditions météorologiques et l’état de la mer,  ne permirent pas de retrouver la personne à la mer. Et c’est ainsi que, sur ordre du CROSS  Gris-Nez les recherches s’arrêtèrent à 12H10, et les moyens eurent liberté de manœuvre pour un retour au port.

 
E
taient présents à bord du JBII :

Patron : Emmanuel Pelletier, Médecin : Charles Hudelo

Radio : Olivier Everrard, SNB1: Vincent Loonis

Mécanicien : Vincent Marteel , canotier Eric  legueltel

David Godin - professeur d'EPS et canotier à la station de Dunkerque

 

 


 

Intervention du dimanche 24 novembre 2014

 Le C.T.T. « Jean Bart 2 »  porte assistance à un navire-école de la marine Belge. 

Il est un peu plus de 18 heures lorsque le message du CROSS tombe sur les portables. Intervention du canot pour assistance, le message est connu et si souvent entendu que la voix électronique entame à peine son dernier paragraphe que déjà l’équipage de la station de Dunkerque sort dans la nuit. La journée a été plutôt belle et peut on remarqué que depuis la fin de l’après-midi un vent du Nord s’est levé, un vent froid et surtout un vent de force 4 à 5. Rapidement le quorum de 5 sauveteurs est atteint, le CROSS nous presse d’appareiller au plus vite car le bateau en détresse est une petite embarcation de 5 mètres en panne avec quatre personnes à bord que la mer formée menace de jeter sur les rochers du Clipon, situés à l’ouest de l’entrée du port de Dunkerque. Les moteurs lancés par Vincent n’auront pas le confort de chauffer très longtemps, nous savons que d’autres sauveteurs sont en chemin mais la situation  ne laisse pas le choix au patron et Jean Luc ordonne de larguer partout, moins de 20 minutes après l’alerte le Jean Bart II est en route. A bord, Vincent notre plongeur aide Guy et son homonyme à préparer une remorque légère, Les liaisons radios sont compliquées et au final au Clipon nous jonglerons entre trois fréquences. Les quarante-cinq minutes de trajet sont tendues, tout le monde à bord prend conscience de l’état de la mer et imagine les difficultés rencontrées par la petite embarcation, Le Cross nous apprend qu’il s’agit du Calypso et que le ZENOBE GRAMME voilier école de la Marine Belge est sur place et prend le Calypso en remorque, ayant aperçu la fusée rouge tirée par ce dernier .Répit de courte durée, dès notre premier contact radio avec le voilier celui-ci nous apprend qu’il a effectué un mouillage d’urgence suite à une panne moteur. Il s’agira donc d’une assistance pour deux navires qu’il faudra mettre en place, dont un dépassant très largement le tonnage de notre canot.

Nous décidons de remorquer le ZENOBE car sa tenue à l’ancre est très incertaine et la mer qui déferle le rapproche rapidement des rochers sur lesquels les vagues se brisent à moins de trente mètres sur son arrière.

Voilà la situation : Le ZENOBE a le CALYPSO en remorque. Nous envoyons la touline sur le ZENOBE  et filons une remorque longue de 100 mètres, l’état de la mer allant en s’aggravant. Nous demandons le relevage du mouillage du ZENOBIE. La mise en tension de la remorque est alors effectuée avec la plus grande prudence, une surveillance accrue est demandée au ZENOBIE pour le CALYPSO tandis que nos canotiers prennent celle du ZENOBIE. La tension est palpable sur le pont du Jean Bart II. Les gestes  et les mots eux, restent sûrs.  

Le convoi fait route vers le port Ouest juste après la sortie du Ferry de 20h00  Nous entrons dans le port Ouest. Enfin à l’abri !

Le premier passage nous permet de prendre à couple le Calypso sur l’arrière bâbord, et de mettre les quatre passagers en sécurité sur le Jean Bart II, les passagers sont choqués, ils ont froid mais heureux de monter à bord. Le ZENOBE est déhalé par les canotiers vers l’avant tribord du JBII par la remorque, pour être mis à couple.

Le ZENOBE GRAMME est un voilier de 29 mètres et de 136 tonnes, ses dimensions et le vent établit rendent la manœuvre difficile. Après deux tentatives pour trouver un quai avec des défenses adaptées la décision de mouiller le voilier en fond de darse de l’Atlantique entre minéraliers et porte-conteneurs est prise. Le navigateur du Jean Bart II est transféré sur le ZENOBE pour aider aux liaisons et conseiller le commandant. A 20h30 le voilier est mouillé et le Calypso déhalé en remorque longue, le retour vers Dunkerque  soumet le convoi et les hommes à un roulis important. Après une heure bord sur bord, le convoi double le feu de Saint Pol et va s’amarrer au Grand Large. Il est un peu plus de 22 heures et le Jean Bart II cesse enfin de rouler. Pour la petite histoire, ZENOBE GRAMME fut un électricien belge, inventeur du premier générateur électrique appelé : la dynamo Gramme. C’est donc un coup du sort pour qu’un bâtiment portant son nom intervienne sur un bateau ayant une panne électrique  et tombe lui-même en panne…moteur

Une belle intervention, comme toutes les interventions de la SNSM, mais ne pourrait-elle être autrement dés lors que leur issue est heureuse ?

 

Jean-Pierre Manoni - patron à la station de Dunkerque & David Godin - professeur d'EPS et canotier à la station de Dunkerque.

 

 


Intervention du dimanche 08 novembre 2014

Une opération de déséchouage plus technique qu’il y paraît.

Il est 17 H30 ce samedi 8 novembre 2014, lorsque le CROSS Gris-Nez met en alerte le Jean-Bart II pour porter assistance à voilier échoué dans l’avant-port de Dunkerque : l’opération durera 6 heures !

C’est sur l’ancienne jetée est du l’avant-port de Dunkerque, que le « Megaspard 6 » un voilier de 9,60 mètres battant pavillon belge, s’est échoué. Cet endroit semble redoutable pour les marins néophytes ou distraits voire trop impétueux dans le désir de couper cette ancienne jetée, submergée à marée haute, afin d’atteindre au plus vite l’écluse Watier car il n’est pas le seul bateau à qui cette aventure arrive.

C.Bleyenheuft, le skipper demande assistance pour remorquage et précise qu’il a 5 équipiers à son bord. Le Jean-Bart II, avec à son bord Un patron, un adjoint, un radio , un mécanicien, un secouriste deux nageurs de bord et deux canotiers, soit au total 9 personnes  appareillent en direction du lieu d’échouage. L’Arrivée sur zone est rapide , à 18H00,puisque voisine du port. Le radio, transmet les infos prises au Cross, au Sémaphore et de la Vigie du port au patron afin de coordonner et de préparer avec l’équipage les moyens pertinents pour mettre en œuvre cette assistance. Le semi-rigide de la station étant en révision, il est décidé à 18H15 , de mettre à l’eau l’annexe du JBII avec à son bord les deux SNB1 (sauveteurs nageurs de bord).  Le but étant d’effectuer un constat visuel d’éventuels dégâts du bateau et de « prendre le pouls » de l’ensemble des équipiers à bord. Un transbordement des naufragés à bord de la vedette est décidé :Tout d’abord deux, puis deux et enfin une personnes sont amenés par l’annexe sur le JBII et prise en charge par les canotiers à bord afin de les rassurer. Le skipper lui, fait le choix de rester à bord, puisque le patron a décidé d’attendre la marée montante pour un remorquage plus aisée et sans casse. Une patte d’oie, prévue à cet effet à bord, est posée à 18H45 sur les taquets avant  du voilier par les SNB ainsi que 25 mètres de mouillage .Un dernier tour d’inspection du navire afin de que la manœuvre de déséchouage se déroule au mieux. Les nageurs sont de retour à bord du canot à 19H05 et la vedette fait alors route vers son ponton.

Il est maintenant 23H20 et la vedette Jean Bart II commence l’opération de déséchouage. Le voilier flotte et il est aisé maintenant, grace à la patte d’oie mise en place auparavant de cappeler la remorque et de sortir le Mergaspard de sa position délicate. Après avoir été mis à couple de la vedette pour rentrer au port, le voilier retrouvera le ponton à 23H40.

 

Ont participé à cette opération.

Cross Gris-Nez

Sémaphore de Dunkerque

Vedette SNSM 087 3JEAN BART II :

  • Patron : Jean- Luc Muller                                           
  • Adjoint : Philippe Gichtenaere
  • Radio : Olivier Everrard (SNB1)
  • Mécanicien : Vincent Marteel (SNB1)
  • Secouriste : Sébastien carbonnier (SNB1)
  • SNB1 : Jean-Marc Gosset et Vincent Loonis
  • Canotiers : Frederic Janssen (PSE2) et Philippe Jaouen( PSE1)

                                                                                                                         David Godin - professeur d'EPS et canotier à la station de Dunkerque.